Titre

L'ONCLE D'AFRIQUE

 

Auteur

Charles Renel

éditeur

Éditions ORPHIE - Editions du Pacifique

Collection

Autour du Monde

Genre

Roman

Format

130 x 205

Nbre de pages

224

Couverture

Dos carré collé. Couleurs

Tirage

1000 ex

Parution

février 2005

Présentation

broché

Prix public

15,70 €

ISBN 2-87763-257-1

EAN 9 78287763 2577


L’ouvrage

La Fille de l’île rouge, en 1924, annonce la parution de La Métisse, comme cela se faisait dans les maisons d’éditions entreprenantes du début du siècle passé. Et le roman, posthume, paraît en 1926, sous le titre imprévisible de L’Oncle d’Afrique, alors que le thème du métissage innerve toute la trame.
J. Dorsenne, qui tient la critique littéraire de La Dépêche coloniale en 1926, ne s’y trompe pas, qui dénonce ce « titre trompeur », alors qu’il encense l’auteur « qui n’a pas pu signer les envois de son œuvre ».
La fiction de Renel illustre plus que nulle autre ce qui fait lien entre les îles, La Réunion, Maurice et Madagascar ; et avec la Métropole : ce transfert insulaire qui implique une part obscure venue de la domination coloniale et de l’esclavage : la malédiction de la tâche noire pour reprendre le propos de l’un des personnages du roman : la part métisse qui fonde l’identité Indo-océanique.


L’auteur

La Métisse, roman du professeur lyonnais de philologie classique de Charles Renel, est une dénonciation séduisante, mais véhémente, de la position sans concession des Français à Madagascar en matière de relation avec l’Autre, le non-Français. On est amené à se demander comment le " rad-soc " Renel, progressiste, arriva à vivre, entre 1906 et 1925, dans Tananarive, sa société d’adoption, celle des étrangers au monde malgache, qui, en apparence, ne lui ressemble en rien. Ce roman est la réponse à cette question
Précisons tout de même que pour l’état civil, Renel n’a jamais eu d’enfant. Pourtant, l’Eternel aidant, le jour où il meurt, il en a trois, deux garçons et une fille, non pas avec sa femme, mais avec une Malgache qui loge non loin de chez lui, à Ambohizanahary, au-dessus de Mahamasina. Corollaire aléatoire : le diable n’ayant jamais achevé son œuvre, plus de vingt ans après la parution de La Métisse, à la Libération, le grand ami du lycée Louis-le-Grand, le docteur Fontoynont, dieu vivant tutélaire des études malgaches de médecine, dont le buste trône encore aujourd’hui dans la cour de l’Ecole, à trois cents mètres de l’ancienne « case » de Renel, épouse madame veuve Renel. Le docteur Fontoynont, depuis près d’un demi-siècle, est le protecteur des enfants métis orphelins. Au même moment, la fille métisse de Renel cache, chez sa mère, un rebelle malgache recherché par la police française. L’Oncle d’Afrique, alias La Métisse, recèle en germe quelques clins d’œil du destin de ce type. Au lecteur méritant de savoir les trouver.